Java

Publié par Rage&Dom le

20/07/25

C’est le jour du départ !

Rangement et nettoyage de notre logement avant le trajet pour l’aéroport. Nous laissons notre voiture dans un parking à proximité. Pas très rassurés de donner la clef (surtout que Régis a laissé son PC du boulot dans la voiture suite à son aprem de télécarvail hier), mais ils entassent les voitures pour avoir plus de place donc pas le choix !

Un premier vol nous emmène à Jeddah en un peu moins de 5h. Arrivés là-bas nous ne voyons pas notre vol sur le panneau d’affichage… Après un petit moment il apparaît, mais à 2h45 sans affichage de retard au lieu de 1h50 ! On ne voit pas d’autres avions pour Jakarta et le numéro de vol est le bon, mais on n’a reçu aucune info par mail ou sur l’application de la compagnie aérienne. Les employés que nous questionnons disent que c’est bien le bon vol et qu’il a été retardé (on recevra ensuite un email à notre arrivée à Jakarta, qui avait été envoyé 5 minutes avant l’heure initialement prévue…).

L’embarquement est un peu épique car il y aussi eu un changement d’avion et la rangée du milieu ne compte plus que 3 sièges au lieu de 4. Toutes les cartes d’embarquements du 4ème siège ne sont donc plus bonnes car il n’existe pas donc ça bippe à l’embarquement. Finalement on a un gentil monsieur qui a bien voulu nous laisser sa place pour qu’on soit tous à côté.

 

21/07/25

10h plus tard, et quelques heures de sommeil grappillées dans l’avion, nous voilà à Jakarta !

Nous avons essayé de ne pas trop dormir car il est déjà 17h ici et nous devons arriver à nous endormir tôt pour le vol de demain, qui vient d’être décalé de 6h à 5h du matin.

La navette de notre hôtel Ibis nous récupère à l’aéroport, hyper pratique, et les gens semblent tous très gentils ici.

À 18h il fait déjà nuit, les parents sortent pour une mission distributeur de billets pendant que les enfants profitent de la clim de la chambre. Dehors il fait très chaud et humide, mais tout le monde est en pantalon et certains portent même des sweats, pendant que nous en short et tee-shirt, on dégouline… 

La mission est un succès et on dîne dans le restaurant de l’hôtel (il faudra penser à demander « not spicy » les prochaines fois !), avant d’aller au lit.


22/07/25

Réveil à 2h20, ça pique !
Nous empruntons de nouveau la navette de l’aéroport où nous prenons un petit déjeuner avant d’embarquer pour Yogyakarta.

Le levé de soleil sur les volcans nous offre un magnifique spectacle.

Arrivés 1h plus tard, nous faisons la connaissance de Toro qui sera notre chauffeur pendant 2 jours. Il a l’air très sympa. Il parle anglais mais connait quelques mots de français comme « c’est parti mon kiki » qui nous lance dès notre arrivée, de quoi mettre tout de suite les enfants dans sa poche.

Aujourd’hui nous visitons deux temples incontournables sur Java et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : Borobudur et Prambanan.

Après 1h30 de route nous arrivons au premier. Il est 8h et nous avions réservé pour 9h30 (il faut s’y prendre bien à avance sinon il n’y a plus de place car il y a un quota de visiteurs par jour pour la préservation du site). Comme notre vol a été avancé, on se pose dans une petite cantine locale pour patienter. Les enfants câlinent un petit chaton adorable (et plein de puces).

Toro nous accompagne ensuite jusqu’au début de la visite, c’est vraiment reposant de ne pas avoir à chercher où aller, pile ce qu’il nous fallait.

La visite de Borobudur est très bien cadrée, elle se fait obligatoirement avec un guide et on nous distribue des chaussures type tongs (et une bouteille d’eau !). Nous avons maximum 1h sur la structure du temple mais c’est suffisant et les explications du guide sont intéressantes.

Borobudur est le plus grand temple bouddhiste au monde. Il a été construit au 8ème et 9ème siècle uniquement avec de la pierre volcanique (1 200 000 blocs). Il est composé de 10 niveaux, certains rectangulaires, d’autres ronds.

Le temple est à la fois un sanctuaire dédié au Bouddha, mais aussi un lieu de pèlerinage bouddhiste. Il forme un carré d’environ 113 mètres de côté.

Les 3 terrasses circulaires du niveau supérieur sont bordées de 72 Stupas et contiennent chacune un bouddha.

On a beaucoup aimé leur design qui les rend très photogéniques. 

Le midi, Toro nous emmène déjeuner dans un restaurant local avec un cadre très sympa. Il fait moins chaud et lourd qu’à Jakarta (même si au soleil ça cogne fort). Cette fois on précise bien « not spicy », mais même ainsi ça pique tout de même un peu. 

Nous avons de nouveau 1h30 de route pour rejoindre le deuxième temple, Prambanan qui est un temple hindou. Cette fois la visite n’est pas guidée et c’est vrai que ça manque un peu d’explications. Il y a plusieurs structures dans un immense et magnifique parc. Nous gardons le plus grand pour la fin et commençons par 3 autres temples (bouddhistes).

Candi Lumbuk comprend un temple principal et 16 Candi Perwara qui forment un rectangle autour du temple principal.

Candi Bubrah mesure seulement 18,5 m².

Le plus grand, Candi Sewu, comprend 249 bâtiments dont la plupart sont en rénovation.

A chaque portail de la grande cour, on trouve deux statues géantes de Dwarapala, divinités qui montent la garde face à face. Elles sont faites en pierre monolithique.

Nous finissons la visite par le clou du spectacle, Candi Prambanan, plus grand temple hindouiste d’Asie. 

 

Toro nous emmène ensuite à notre hôtel à 1h de là. Nous ressortons quasiment de suite pour nous rendre à la place Alun Alun. Elle est située dans un quartier entouré d’une grande enceinte. Pas de chance, la porte la plus proche pour y entrer est fermée pour travaux, on met donc 1/2 h pour rejoindre la place qui est pourtant à 200 m de notre hôtel à vol d’oiseau… Cette grande place carrée est entourée de stands de street food et de pédalos tout illuminés. Comme il y a peu de circulation, c’est idéal et même les enfants peuvent conduire.

On épargne la demi heure de marche de retour aux enfants et on prend un Gojek (équivalent de Uber). À 1€ la course faut pas se priver.
La nuit est difficile car la climatisation ne marche pas du tout, d’ailleurs le reste de l’hôtel est tout aussi pourri…


23/07/25

Toro nous récupère un peu avant 8h pour une longue journée de route afin de rejoindre Cemorolawang à 430 km de Yogyakarta. Heureusement il y a l’autoroute ce qui nous permet d’arriver à destination vers 15h.
Cemorolawang est le village qui est au pied du volcan Bromo, lieu de visite incontournable de Java.
On est à plus de 2000 m d’altitude donc il fait bien plus frais, on est content, les chips aussi.

Nous faisons nos adieux à Toro qui a été un guide génial, cela nous a permis de commencer ces vacances de façon sereine.

Notre hôtel est très chouette. A peine arrivés, nous repartons direct pour assister au coucher de soleil depuis le haut du volcan. À la sortie du village, nous sommes en haut de la falaise qui surplombe la caldeira et nous offre déjà une jolie vue sur les volcans. Nous traversons cette immense étendue de sable noire volcanique dans la jolie luminosité du soleil couchant.

1h et 244 marches plus tard, nous voici en haut du cratère. Ce qui nous frappe direct c’est le grondement du volcan et on sent rapidement l’odeur de soufre.

Il n’y a quasiment personne à cette heure là, on apprécie !

Le chemin n’est pas très large mais c’est moins dangereux (et stressant) qu’on ne le pensait même si la sécurité des barrières laisse à désirer.

On attend que le soleil se couche avant de redescendre, retraverser la caldeira et remonter au village. On presse un peu le pas car la luminosité baisse vite, la couleur rose du ciel ne ressort pas en photo, dommage.

Il fait bien nuit quand nous arrivons, nous espérions dîner rapidement au resto pour nous coucher tôt mais c’est raté, celui-ci est victime de son succès et on y passera 1h30…


24/07/25

Nouveau réveil aux aurores, ça devient compliqué pour Margot. Départ à 3h40 pour aller voir le levé de soleil sur les volcans depuis un point de vue en hauteur. La plupart des touristes y vont en jeep ou à cheval mais nous on aime marcher ! Enfin presque tous… Margot a râlé pendant toute la montée quasiment non stop. Il faut dire que ça monte pas mal, on fait plus de 650m de dénivelé en 1h30 jusqu’au King Kong Hill. C’est le point de vue populaire pour le sunset donc c’était blindé. On aurait aimé trouver un coin plus calme mais dans la nuit noire, on avait du mal à savoir si un endroit était favorable ou non.

On arrive sur place juste pour le début du spectacle alors que certains étaient là depuis plus d’1h. Et heureusement parce que ça caille sévère et qu’on a juste tee-shirt + chemise manches longues + sweat.

 

Vers 5h15, le ciel commence à s’éclaircir et 1/2h plus tard le soleil dépasse enfin l’horizon et illumine les volcans au fur et à mesure. C’est grandiose !

La plupart des touristes attendent à peine que le soleil soit levé pour partir au Bromo et nous pouvons alors profiter du site avec beaucoup moins de monde, c’est agréable. On commence à se réchauffer, c’est le moment de dégainer le petit déjeuner. Il est 6h30 du matin et il fait déjà grand jour.

On commence à redescendre tranquillement tout en profitant de la vue sur la caldeira et du Semeru qui nous fait coucou avec des petits panaches volcaniques !

Domitille a très envie de retourner en haut du Bromo et motive Jeanne et Alice. Les autres rentrent à l’hôtel se reposer.

Il n’y a personne sur le chemin dans la caldeira qui mène à la base du volcan mais arrivées là bas, c’est la foire ! Des centaines de jeep et de chevaux pour amener les touristes au plus près des marches. On pensait être plus tranquille à cette heure là (on approche des 9h) mais ce n’est pas encore le cas, il y a beaucoup de poussière et de bruit, les meneurs de chevaux n’hésitent pas à nous pousser sur le chemin qui monte, ce n’est pas très agréable !

Heureusement ça se calme quand on arrive aux marches et en haut, il suffit de faire quelques dizaines de mètres sur le haut du cratère pour s’éloigner du monde qui s’accumule juste à l’arrivée.

On peut alors profiter tranquillement de la vue, du volcan qui gronde et de l’odeur !

À 10h on est de retour à l’hôtel pour une douche bien méritée, la poussière s’incruste jusque sous le pantalon. On fait quelques courses pour le petit dej du lendemain, on mange rapidement dans une petite cantine avant de retrouver Dhimas, notre chauffeur qui nous emmène jusqu’à Probolinggo où on prend le train pour Ketapang.

Dhimas est très sympa, on parle beaucoup, il nous emmène dans un supermarché pour nous faire découvrir et acheter des fruits typiques d’ici. Il faut dire qu’on ne mange pas beaucoup de fruits et légumes depuis notre arrivée. Impossible de cuisiner quoi que ce soit et au resto il y a peu ou pas de plat avec des légumes cuits (on évite les légumes crus qui seraient lavés avec de l’eau non potable). On achète des snake, star et dragon fruits. On en profite pour faire des courses pour le soir afin de manger dans le train, Dhimas nous conseille des choses déjà cuisinées, on va tester.

15h40, c’est parti pour 4h20 de train. On est pas trop mal installé et il y a la clim. Le dîner se révèle plutôt bon : galette de pomme de terre/viande, boulettes de tofu/nouilles chinoises/légumes. Même Alice a bien aimé ! En revanche les œufs de canard, très très salés, n’ont pas eu trop de succès…

C’est de nuit que nous arrivons enfin à Ketapang, notre point de départ pour aller au volcan Kawah Ijen demain. On avait un peu de doutes sur l’hôtel réservé sur Booking et effectivement c’est la grosse déception en arrivant. Au lieu d’une chambre familiale de 32 m² avec clim, 1 lit simple et 4 lits doubles, on nous propose une petite chambre avec un ventilateur et un lit double. La proprio commence à récupérer un matelas double tout fin et sale d’une autre chambre avec des coussins et une couverture tous pourris. Merci mais non merci ! Il fait très chaud, tout le monde transpire et on a besoin de bien dormir cette nuit.
On fait gentiment part de notre désaccord et la proprio part avec Régis voir s’il y a de la place dans un hôtel à côté. Il revient avec une bonne nouvelle et nous troquons cette chambre minable synonyme d’insomnie contre 3 chambres avec clim synonyme de rêves sereins. C’était sans compter le réveil en sursaut à 3h30 par l’appel d’un muezzin, puis 2 puis 3, voir plus. Même avec les boules quies c’était insupportable. Et ça a duré plus d’1h heure, ça nous a bien saoulé !


25/07

Le réveil à 6h ne fait plaisir à personne, va-t-on enfin pouvoir dormir dans ce pays ?
Nous faisons la connaissance de Galih, notre chauffeur pour la journée, qui est lui aussi très sympathique.
On s’arrête dans une clinique pour faire nos certificats de santé, obligatoires pour se rendre au Kawah Ijen. Tous les papiers avaient été préparés en amont par l’agence, il ne restait plus qu’à indiquer tension, pouls et poids. En 3 minutes c’était réglé.
L’agence a aussi géré les billets d’entrée, le guide, les masques à gaz, et le transfert à Bali avec les tickets de ferry. Que c’est reposant de ne rien avoir à gérer sur place !

Il se met à pleuvoir très fort sur le trajet mais il paraît qu’au sommet il ne pleut pas, et c’est effectivement le cas, cool !

Qui veut un durian ?

À 9h nous sommes donc sur place et rencontrons Hoirul notre guide pour l’excursion, tout aussi sympathique et souriant que les autres. La randonnée n’est ni longue ni difficile (3,3 km, 500 m de dénivelé, 1h), le chemin est large et impossible de se tromper. Alors pourquoi prendre un guide ? Normalement c’est obligatoire, mais de notre côté nous l’avons pris pour pouvoir descendre dans le cratère (ce qui est normalement strictement interdit !).
Tous les touristes qui visitent Ijen commencent la randonnée vers 2-3h du matin pour aller voir les fameuses flammes bleues (grand débat sur savoir si elles sont naturelles ou allumées pour les touristes). Du coup c’est blindé de monde pour descendre dans le cratère, de nuit, avec parfois des bousculades ou accidents. Bref, cela ne nous donnait pas du tout envie, sans compter qu’il fallait encore se lever au beau milieu de la nuit.

En y allant à 9h, on n’a croisé quasiment personne, le bonheur ! Au moment d’arriver au sommet, on commence à sentir le soufre alors on s’équipe avec les masques à gaz.

Il y a de gros blocs de soufre sur le bord de la route. On essaye de soulever les paniers mais sans succès, ils font environ 50 kg !

C’est à la toute fin de la randonnée que nous découvrons le magnifique lac turquoise à l’intérieur du volcan, wahou !

Puis on décide de commencer par descendre dans le cratère. Le chemin est bien escarpé, parfois glissant et on se retrouve régulièrement sous la fumée, ça pique un peu les yeux mais c’est supportable. En tout cas on est bien content de ne pas être là de nuit.

On croise les porteurs de soufre sur notre chemin. Ils font deux fois l’aller retour dans la journée pour environ 7€ et ne portent en général pas leurs masques parce que ça limitent leur capacité respiratoire pendant l’effort. 

Arrivés en bas le ciel se dégage d’un coup et illumine le lac d’une magnifique couleur turquoise. L’eau y est bouillante mais on peut la toucher.

Ces gros tuyaux métalliques servent à canaliser et refroidir le soufre liquide qui s’échappe du volcan. Ils permettent de récupérer le soufre solide, qui est ensuite cassé en blocs et transporté par les mineurs.

On ne s’attarde pas et on remonte rapidement au sommet, on met moins de temps à monter qu’à descendre et on recroise les porteurs qui eux ne sont pas encore arrivés là haut.
On fait ensuite quelques minutes de marche pour monter un peu plus haut et profiter de la vue sur le lac. Le soleil fait quelques percées à travers les nuages c’est magnifique.

Le fait d’être seuls nous a permis de bien profiter du site et de prendre notre temps (enfin pas trop non plus). 

Les enfants sont encore plein d’énergie pour redescendre !

Notre guide nous a concocté une petite vidéo trop chouette, ça a été un plaisir d’échanger avec lui.


Nous reprenons ensuite la route vers Ketapang pour prendre le ferry, il se remet à faire bien mauvais, quelle chance nous avons eue !


Nous quittons notre chauffeur à l’embarquement du ferry et nous en retrouvons un autre à l’arrivée. Il fait 1h de plus ici à Bali. Nous arrivons vers 21h à notre hôtel à Lovina beach après 2h de route plutôt mouvementée car malheureusement nous percutons un chien et Margot a un peu de mal à s’en remettre…

L’environnement de notre hôtel a l’air très chouette, on l’appréciera mieux demain quand il fera jour. On achète des soupes de nouilles instantanées à réhydrater, cela nous permet d’enfin manger un peu de « légumes », c’est plus rapide et moins cher qu’au resto. Régis goûte la bière locale (la bintang, produite à Surabaya, mais filiale d’Heineken), on mange tranquillement sur notre terrasse et on peut même aller se rafraîchir dans la piscine avant de se coucher, bonheur !

Catégories : Indonésie

1 commentaire

Julien H. · 7 août 2025 à 23 h 37 min

Super voyage ! Merci pour les photos et le partage 🙂 Bon courage pour le retour.

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